Living Lab et cercles de soutien individualisé

Sensibiliser, former ou outiller à l’approche par les droits humains dans l’exercice des mesures de protection par l’organisation de Living Lab et le développement de cercles de soutien individualisé

Deux niveaux d’actions sont prévus dans le projet pour « améliorer l’accompagnement par une meilleure prise en compte de leurs besoins, notamment par un renforcement de l’interconnaissance entre les différents intervenants (notamment médico-sociaux, sociaux et sanitaires) », niveaux d’intervention complémentaires et interdépendants qui sont en vision systémique :

  • Action 1, Living Lab : Le projet agit au niveau du macrosystème (les interactions entre les autres parties prenantes de l’organisation sanitaire, sociale ou médicosociale du territoire d’intervention et la communauté).

Ces rencontres sont basées sur un procédé dans lequel toutes les parties prenantes sont considérées comme des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation. Les majeurs protégés sont pris dans leur « vie réelle », ne sont plus de simples objets d’investigation, mais considérés comme des protagonistes à part entière, acteurs clefs dans le processus d’innovation : « Tout ce qui se fait pour nous, sans nous, se fait contre nous », telle est la philosophie de la CIDPH.

En droite ligne avec cette dernière et le cahier des charges du projet (expérimentations innovantes), ces réunions doivent s’éloigner du modèle de la conférence ou de celui du think tank (regroupement d’experts) pour être des approches expérimentales collaboratives cherchant à concevoir et développer de nouvelles solutions. Cette démarche est ainsi porteuse d’un apprentissage collectif pour améliorer la qualité et de la sécurité des accompagnements à l’autonomie de vie grâce au partage de points de vue d’acteurs souvent en « silos ».

Ces rencontres doivent avoir comme fil rouge la dynamique de la personne concernée dans une perspective de citoyenneté, d’inclusion sociale et d’autonomie de vie respectueuse des droits humains.

  • action 2, MesCercles : Au plus près de la personne protégée, le projet se complète par des actions au premier niveau dit mésosystème (les interactions entre la personne et ses milieux de vie).

    •       MesCercles vise à promouvoir l’inclusion sociale des personnes handicapées en développant des approches innovantes de la prise de décision assistée, basées sur des cercles de soutien. En effet, leur inclusion sociale dépend dans une large mesure de la nécessité de faire respecter leurs droits, leurs besoins et leurs souhaits par leur environnement social, leurs familles, leurs amis et les professionnels qui les soutiennent (comme le reconnaît l’article 12 de la CIDPH).

    •       MesCercles vise à développer le concept innovant de « cercles de soutien à la prise de décision assistée » en permettant simplement aux majeurs protégés de constituer leurs propres « cercles » en tant que auteurs du processus, en définissant leurs propres besoins et attentes, leurs objectifs et la manière dont elles souhaitent recevoir un soutien.

    •       MesCercles s’appuie sur la dynamique de collaboration et la « coproduction » comme élément central pour développer cette nouvelle méthodologie qui peut aider à transformer les services destinés aux personnes handicapées tout en aidant à améliorer et à renouveler les compétences des professionnels travaillant dans ces services.

    •       MesCercles constituent un outil utile pour encourager les personnes handicapées à prendre leurs propres décisions, soutenues et guidées par leurs figures de référence et leurs pairs.

    •       Prendre des décisions implique généralement d’être conscient des risques et de savoir comment les gérer. C’est pourquoi MesCercles intègre également la « gestion des risques » en tant qu’élément central ou structurel du projet.

    Un troisième niveau est celui du parangonnage dans d’autres pays ayant une législation renouvelée de la protection juridique en phase avec la CIDPH.

    • Action 3, Mobilités : Inscrire le projet dans un contexte supra-national est le gage d’une distanciation nécessaire à distinguer les contingences territoriales des finalités des droits humains.

    Etudier et analyser des solutions mises en œuvre dans d’autres pays pouvant s’apparenter à l’objet du projet. Il s’agit de s’inspirer et non de plagier des « meilleures pratiques » (définition Commission Européenne Santé Publique : « une politique ou une intervention utile mise en œuvre dans un environnement réel qui a fait l’objet d’une évaluation favorable du point de vue de l’adéquation (éthique et données probantes) et de l’équité, ainsi que de l’efficacité et de l’efficience eu égard aux processus et aux résultats »)

    L’Udaf 82 est accréditée par l’Agence française Erasmus+ pour coordonner un consortium -composé de l’Uraf d’Occitanie et de l’ensemble des Udaf de la région- de réalisation des mobilités européennes.

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